Samstag, 10. Januar 2009

Jeux de mains, jeux calins...

Les quelques relations que j'ai eu par le passé m'ont fait dire que visiblement, les femmes trouvaient généralement que les hommes zappaient un peu trop vite les préliminaires, sous-estimaient le pouvoir des caresses, n'exploitaient pas au mieux le langage des mains.

C'est d'autant plus étonnant finalement car l'homme est souvent plus tactile que psychologique dans ses relations intimes. Mais peut être que lorsqu'on lui montre le menu et qu'il voit en bas de la carte la liste des desserts,
il en vient à négliger inconsciemment les plats proposés en amont ?

A vrai dire, c'est l'explication qui me vient à l'esprit : l'impatience de la gourmandise. Alors que bien souvent, le dessert vient parachever une suite de mets tous plus succulents les uns que les autres pour former un tout harmonieux et diversifié, se limiter au dessert peut au final laisser sur sa faim, et surtout, ne plus permettre d'apprécier à sa juste valeur sa douceur sucrée. S'en lasser en deviendrait même un risque des plus triste.

Je me souviens lorsque l'on communiquait la semaine via le net avec Paty. Je brûlais d'envie de glisser mes mains sur son corps, explorer le moindre centimètre carré de ses formes, soulever les voiles interdits, sentir sa peau s'irricer sous la chaleur de mes doigts qui trancherait avec la fraicheur de l'air ambiant. Je lui décrivais ces envies brûlantes le plus précisément possible dans nos échanges écris.

Le week-end arrivant, je laissais libre court à l'imagination de mes mains, le désir de mes doigts, les envies de mes paumes voulant effleurer sa peau, réchauffer son épiderme, échanger nos chaleurs. Cela en devenait presque une drogue.

Caresser ses courbes généreuses par-dessus ses vêtements, quelque soit la saison, quelque soit l'épaisseur des tissus qu'elle portait, devenait un besoin pour moi. Savoir faire monter le désir, l'envie, avant que mes mains ne se décident à emprunter des chemins menant au grain même de sa peau, s'était transformé en un préliminaire non systématique, mais hardemment désiré. Au point que mes mains devenaient toujours plus avides de ce contact à chaque fois qu'elles avaient l'opportunité de caresser Paty.

Dès qu'on se retrouvait à l'abris des regards nous environnant, je ratais rarement l'occasion du plaisir tactil qui nous rapprochait toujours un peu plus l'un de l'autre, nous permettant d'établir ce contact qui nous manquait tant la semaine.

Si le baiser est évidemment un acte très intime reconnu, les caresses proposent à mes yeux un panel idéal d'échanges sensuels qui s'étendent des petits échanges affectueux que l'on peut avoir dans la rue, de préliminaires qui peuvent attiser le feu de la passion charnel, et également de marque d'attention et d'appaisement après de longs calins fougueux.

J'avoue que j'aurais bien du mal aujourd'hui à me passer de ces échanges tactiles qui peuvent parfois être très intimes et révélateurs de désirs qui ne demandent qu'à s'exprimer. C'est pourquoi je reste surpris que ce genre d'envie ne soit pas d'avantage partagé par la gente masculine, enfin d'après ce que les femmes que j'ai croisée ont pu me rapporter.



continué dans "Le Boudoir" (site nouveaux)
une rencontre, une passion, des histoires

visitez aussi (new window)
For your eyes only - female photographers



10. Jan. 2009
Kommentar veröffentlichen